Repères nutritionnels

PNNS 5 : ce qu’il change pour la restauration collective

Le Programme national nutrition santé 2026-2030 fixe les priorités de prévention nutritionnelle en France. Comprenez ses trois axes, les repères alimentaires utiles aux menus et la différence avec les obligations de la loi EGAlim.

Plats végétaux variés dans un restaurant collectif

Le PNNS 5 en trois axes

Le PNNS agit sur l’alimentation, l’activité physique et la sédentarité. Sa cinquième édition vise notamment à améliorer l’accès à une alimentation saine et durable et à réduire les inégalités sociales de santé. Il prévoit notamment des actions pour les enfants, la prévention de la dénutrition des personnes âgées et des mesures ciblées touchant la restauration collective (expérimentation du Nutri-Score, petite enfance, EHPAD). Il ne fixe pas de mesure dédiée aux protéines végétales. Pour un restaurant collectif, son apport est d’éclairer la qualité de l’offre et l’environnement dans lequel les convives choisissent et prennent leurs repas.

1. Garantir à tous l’accès à des environnements nutritionnels durables favorables à la santé

Améliorer la disponibilité et la qualité des choix alimentaires, notamment dans les lieux de restauration collective.

2. Encourager des comportements nutritionnels sains et durables

Rendre les repères alimentaires compréhensibles et accessibles, sans faire reposer toute la responsabilité sur les choix individuels.

Axe 3 : renforcer le rôle des entreprises, des établissements scolaires et d’enseignement supérieur comme lieux promoteurs de santé

Agir dans les écoles, les lieux de travail et les autres cadres de vie où l’offre alimentaire influence les habitudes.

Ce que cela signifie pour vos menus

Composer une offre variée, adaptée au public accueilli, et travailler autant la qualité des recettes que leur accessibilité et leur acceptation.

Quels repères alimentaires retenir ?

Les repères français encouragent les légumes secs, comme les lentilles, pois chiches et haricots, au moins deux fois par semaine, ainsi que les féculents complets ou semi-complets. Les légumes secs apportent des fibres et des protéines végétales. Il s’agit d’un repère de santé publique pour la population, à ne pas transposer en quota par service.

Pour une cuisine collective, l’enjeu est d’élargir le répertoire de recettes et de tenir compte du repas entier : légumes, féculents, matières grasses, portions et besoins des convives. Une recette attractive et réellement consommée compte davantage qu’un affichage de principe.

PNNS et EGAlim : quels rôles respectifs ?

Le PNNS oriente la politique nutritionnelle

Il définit des priorités de santé publique et diffuse des repères alimentaires. Il ne crée pas, à lui seul, un quota uniforme de protéines végétales pour chaque restaurant.

La loi fixe des obligations ciblées

Le Code rural prévoit notamment un menu végétarien hebdomadaire en restauration scolaire, un PPDP au-delà de 200 couverts par jour en moyenne annuelle et des objectifs d’achats de qualité selon le cadre applicable.

Les deux démarches peuvent se rejoindre dans les menus, mais elles se vérifient séparément : un repas conforme à une obligation légale n’est pas automatiquement équilibré pour tous les publics.

Adapter les repères aux convives

En restauration scolaire, les portions, la variété des menus et la familiarisation avec de nouvelles recettes se travaillent selon l’âge. En entreprise, la diversité des choix et la place des plats dans le parcours de service influencent ce que les salariés consomment.

En établissement de santé ou médico-social, les repères généraux doivent être adaptés à l’état nutritionnel, aux prescriptions, aux textures et aux besoins individuels. Une augmentation de la part végétale ne doit pas compromettre la couverture des besoins des patients ou des résidents.

Comment traduire ces repères en cuisine ?

Commencez par observer les menus et les pratiques : fréquence des légumes secs, diversité des recettes, place des céréales complètes, profils des convives et restes alimentaires. Choisissez ensuite quelques recettes à tester dans les conditions réelles du service.

Pour juger leur intérêt, regardez ensemble la qualité nutritionnelle, le goût, les portions, la faisabilité, le coût complet et ce qui est effectivement consommé. Les résultats vous aideront à conserver ou à retravailler les recettes.

Organiser la diversification dans votre établissement

Notre diagnostic complet propose une trame d’état des lieux, d’actions et d’indicateurs, livrée en PDF et à relire avec vos équipes. Il ne remplace pas l’évaluation nutritionnelle des menus ou des besoins individuels.

Découvrir le diagnostic complet