PNNS 5 • Restauration scolaire

PNNS 5 et restauration scolaire : quelle place pour la végétalisation ?

Le PNNS 5 encourage une alimentation favorable à la santé à l’école. Voici ce que ses repères apportent à la cantine, comment les traduire dans les menus et ce que la loi impose séparément pour le repas végétarien hebdomadaire.

Repas végétal en restauration scolaire

Ce que le PNNS 5 apporte à la cantine

Le PNNS 5 inscrit l’école et la restauration collective parmi les lieux où améliorer l’accès à une alimentation favorable à la santé. Pour une cantine, cela oriente le choix des recettes, la place des légumes secs et des produits céréaliers complets, ainsi que l’attention portée à ce que les enfants mangent réellement. Consulter le programme.

Le repère « légumes secs au moins deux fois par semaine » concerne l’alimentation des personnes ; il ne crée pas à lui seul un quota de deux services de légumineuses à la cantine. La règle du menu végétarien hebdomadaire relève, elle, du Code rural.

Dans l’assiette

Quels repères traduire dans les menus scolaires ?

Un plat végétarien se construit avec une source de protéines adaptée, des légumes, un féculent et un repas équilibré sur le cycle de menus. Exemple : lentilles en sauce tomate avec pâtes et légumes, puis yaourt et fruit ; les quantités dépendent de l’âge.

Assortiment de plats végétariens

Donner plus de place aux légumes secs

Lentilles, pois chiches, haricots et autres légumineuses apportent fibres et protéines végétales. Le repère « légumes secs au moins deux fois par semaine » est un repère de santé publique pour la population, à ne pas transposer en quota par service. Voir Manger Bouger.

Développer les céréales complètes

Proposez selon les recettes pain, pâtes ou riz complets ou semi-complets, en vérifiant goût, cuisson et acceptation ; variez avec les autres féculents.

Travailler l’acceptabilité

Présentez la recette, faites déguster une petite portion et observez les restes. Une sauce de lentilles connue peut faciliter un premier essai.

Préserver l’équilibre global

Contrôlez les grammages selon l’âge, les allergènes, la variété du cycle et la composition du repas entier. Une recette végétale n’est pas automatiquement équilibrée.

Du cap à l’action

Observer → tester → mesurer → ajuster

Une trajectoire de végétalisation devient concrète lorsqu’elle est suivie avec quelques indicateurs simples : nouvelles recettes, taux de prise, satisfaction et gaspillage.

Un exemple de passage du repère au menu

Choisissez une recette pilote, par exemple des pâtes à la sauce de lentilles. Définissez sa fiche technique, les portions par tranche d’âge, les ingrédients allergènes et les conditions de production. Présentez le plat aux élèves avant le service.

Après le service, comparez les portions servies et les restes avec un repas comparable. Ajustez goût, texture ou portion ; si le test est concluant, inscrivez la recette au cycle et au PPDP.

Ce que la loi exige à l’école

La restauration scolaire, publique ou privée, doit proposer au moins un menu végétarien chaque semaine. Il peut inclure œufs et produits laitiers. Un PPDP est également requis lorsque le restaurant collectif sert plus de 200 couverts par jour en moyenne sur l’année. Ce sont deux règles distinctes ; le PNNS ne les remplace pas. Menu végétarien : L. 230-5-6 · PPDP : L. 230-5-4.

À retenir pour une cantine scolaire

Au menu chaque semaine

Prévoir le menu végétarien obligatoire, varier ses sources de protéines et vérifier l’équilibre du repas et du cycle.

Des légumes secs réellement mangés

Consigner une recette testée, les portions servies, les restes et un retour des élèves avant de la répéter.

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